La team Digiposte | 11/03/2021

Blockchain et éducation : quelles sont les initiatives ?

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Vous connaissez la blockchain de nommais vous voulez en savoir plus sur ces applications dans le domaine de l’éducation ? Quelles sont les initiatives en cours ? En quoi la blockchain pourra-t-elle modifier des choses dans le domaine de l’éducation ?   

La blockchain, de l’anglais « bloc » et « chaîne », est une technologie sécurisée consistant en une chaîne de blocs, régie par des règles cryptographiques, et qui permet de stocker de l’information. 

Pour en apprendre davantage sur le fonctionnement de la blockchain, nous vous conseillons l’article « Comment fonctionne la blockchain ? »  

 

Les opportunités et potentielles applications de la blockchain dans l’éducation 

 

Le secteur de l’éducation a, ces dernières années, changé à vue dœil. Il est aujourdhui de plus en plus courant de se former en partie à l’étranger. Les semestres ou les expériences professionnelles à l’étranger sont parfois obligatoires pour l’obtention d’un diplôme.  

De plus, les cours en ligne se développent grâce à l’utilisation de la technologie dans l’éducation et cela a été accentué avec la pandémie covid-19. Les MOOC – pour Massive Open Online Course, traduit en français par « formation en ligne ouverte à tous » – diversifient leurs offres et comptent de plus en plus de participants, comme l’explique l’article des Échos : Nouvelle année, nouveaux objectifs: les 9MOOC à ne pas rater en 2021.   

Dans ce contexte de transformation digitale, l’usage de la blockchain appliquée au domaine de l’éducation offre plusieurs opportunités comme: 

  • réduire les coûts et diminuer les causes de fraude en supprimant les contrôles manuels de diplômes ou bulletins de notes ; 
  • favoriser l’innovation en créant une plateforme de coopération entre les entreprises et les institutions du secteur éducatif. 

On peut alors penser à des applications concrètes comme: 

  • le stockage dans la durée des preuves des cours suivis pour faciliter les procédures et protéger les informations des catastrophes naturelles (inondation, incendie…) par exemple ; 
  • la certification de l’identité des apprenants et des diplômes obtenus pour permettre aux institutions et entreprises de vérifier les informations fournies notamment lors du recrutement  
  • le transfert de crédits entre les universités pour les passerelles, les réorientations ou les doubles diplômes ; 
  • la protection de la valeur des diplômes en limitant l’usage de faux. 

Des solutions technologiques sont aujourd’hui disponibles, comme les coffres-forts numériques de Digiposte, qui permettent de stocker et de garantir l’authenticité des attestations de diplômes. La blockchain devrait permettre de faciliter et d’enrichir le processus d’authentification des diplômes et autres documents du secteur de l’éducation. 

 

1. Les cas d’utilisation de la blockchain dans l’éducation 
 

Sur le site Eduscol du Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports, sont détaillées les pistes de travail sur la blockchain dans le domaine de l’éducation, parmi lesquelles: 

  • la création d’un stockage ouvert afin de centraliser et de partager tous les acquis en termes d’apprentissage comme les diplômes et certificats ; 
  • l’habilitation des enseignants à délivrer des badges ouverts afin de faire reconnaître des aptitudes et/ou compétences de façon plus souple ou développées en dehors du système scolaire ; 
  • l’authentification numérique de manière pérenne et ainsi permettre lémission de certificats ; 
  • le suivi des mises à jour et des contributions dans les œuvres pédagogiques. 

Le groupe de travail GTnum « Blockchain Education France » étudie le sujet et procède à des preuves de concept sur les possibilités de la blockchain appliquée à l’éducation. 
 

2. Les défis de la blockchain pour son application au secteur éducatif  
 

Pour être mises en place, certaines applications nécessitent l’aide des institutions gouvernementales pour superviser les réglementations de la blockchain et promouvoir sa généralisation. Il faut statuer sur certaines réglementations comme les conventions sur le format des données ou les conditions de stockage et d’accès aux données privées pour permettre la généralisation de la blockchain dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Des organismes, reconnus dans le domaine, comme le World Wide Web Consortium (W3C) ou IEEE, pourraient aider ce développement.  

L’utilisation de la blockchain et sa popularité grandissante peuvent entraîner des dérives avec une dépense énergétique très élevée et donc peu écologique. et un coût financier important avec la spéculation. Une possibilité, pour contrer ces effets, serait de créer des blockchains privées entre institutions qui se font confiance et ainsi réduire le coût énergétique du minage et en supprimant l’aspect financier. Cette initiative a été étudiée puis lancée par Archipels, un consortium de grands groupes français (La Poste, EDF, Engie, Caisse des Dépôts) autour de l’identité numérique. Archipels s’est basé sur la technologie blockchain pour développer une plateforme de certification documentaire.  

En résumé, la blockchain dans le secteur de l’éducation est une technologie prometteuse. Des mises en œuvre sont à l’étude et devraient voir le jour dans les années à venir.  

Pour découvrir les applications de la blockchain dans d’autres secteurs d’activité, nous vous proposons l’article « Blockchain et possibilitésoù est utilisée la blockchain? » 
 

L’application de la blockchain additionnée au coffre-fort numérique offre une solution sécurisée. Ce dispositif a un enjeu fort car il a la possibilité de lutter contre la fraude documentaire grâce à la certification des documents envoyés. Les domaines d’application dans le secteur de l’éducation sont nombreux et apportent une valeur additionnelle à vos étudiants et collaborateurs notamment dans la gestion de leur vie administrative professionnelle et personnelle.   

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